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vendredi, 21 mars 2008

A bord du Darjeeling Limited

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Ceux qui ont aimé La famille Tenenbaum ou La Vie Aquatique prendront le Darjeeling Limited. A bord, c’est l’histoire de trois frères qui se retrouvent. Un an après la mort de leur père, Francis propose à Peter et Jack de mener une "quête spirituelle" à travers l’Inde pour rendre visite à leur mère, retirée dans un couvent himalayen. "Can we agree to that ?", demande-t-il régulièrement. Et les deux autres d’acquiescer, résignés. Pourtant, les désaccords sont nombreux et les disputent s’enchaînent. Ils finissent par se faire expulser du train et se retrouvent au Rajasthan. Un autre voyage débute alors, totalement délirant !

Wes Anderson signe ici son cinquième film, loufoque et kitsch. La photographie est haute en couleur et les plans réellement uniques ! Le jeune réalisateur utilise toujours les mêmes mouvements de caméra : gros plans, translations, ralentis. Le reste du temps, la caméra est immobile afin de mettre en valeur le jeu des acteurs.

Les comédiens sont parfais. Empruntant souvent des expressions neutres face à des situations graves ou cocasses, ils suscitent l’hilarité tout au long du film. Seul Adrien Brody n'avait jamais tourné avec Wes Anderson. Owen Wilson avait déjà travaillé avec lui sur ses trois derniers films tandis que Jason Schwartzman avait tenu le haut de l'affiche de Rushmore.

Le film est précédé d’un court-métrage, Hôtel Chevalier, qui met en scène Jason Schwartzman, en peignoir jaune, et Nathalie Portman, en guest-star.



Note :

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La musique du film était aussi très sympa ! En voici un petit extrait : 

 

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mardi, 18 mars 2008

MR 73 : la critique

 
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Louis Schneider, flic à Marseille, est au centre de deux intrigues : l’enquête de la police judicaire sur le viol et le meurtre de cinq femmes dans des conditions atroces, et la remise en liberté de Charles Subra, qui avait tué et torturé les parents de Justine.

Difficile de mener l’enquête lorsque l’on est dominé par l’alcool et les fantômes du passé.

Ce dernier film d’Olivier Marchal se veut d’un noir absolu. Du point de vue de l’histoire, qui ne laisse place qu’à très peu d’espoir. Et du point de vue de la photographie, aux couleurs à la fois sombres et vintage. Bref, un film qui fait mal.

Si Daniel Auteuil et Olivia Bonamy interprètent parfaitement leurs personnages, ce dernier opus ne m’a pas convaincue. Pourquoi mener de front deux intrigues sans aucun lien ? Comment un policier pourrait-il avoir davantage de flair que ses collègues alors que la seule odeur qu’il perçoit est celle de l’alcool ?

La violence du film ne m’a pas semblée totalement justifiée. Elle m’est apparue plus comme une fin en soi que comme base d’un témoignage sur le monde policier.

Enfin, j’ai regretté quelques poncifs malheureusement récurrents dans ce genre de films : la pluie battante lors des scènes de combat ou sur les lieux du crime (à trois reprises tout de même), la commissaire protectrice et encore attachée au flic déchu ou encore l’assassin qui déjoue les experts en assurant avoir trouvé la voix de Dieu. Dommage.


Pour voir mon précédent billet sur le film, c’est par ici.

 
 
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jeudi, 13 mars 2008

Les femmes de l'ombre

 

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Elles sont cinq. Comme d’autres, elles ont combattu dans la résistance pendant la seconde guerre mondiale. Sous les ordres de Winston Churchill et du Général de Gaulle. Louise, Jeanne, Gaëlle, Suzy et Maria : des femmes comme les autres et pourtant si différentes...

Elles seront chargées de deux missions : sauver un agent britannique tombé aux mains des Allemands et assassiner l’un des principaux colonels du contre-espionnage nazi. Deux objectifs extrêmements périlleux pour des combattantes beaucoup plus fragiles qu’il n’y paraît.

J’ai été très sensible à ce film de Jean-Paul Salomé. Il faut dire que j’ai toujours été intéressée par l’histoire de la seconde guerre mondiale. Alors, quand il s’agit de faire le portrait de femmes qui ont fait preuve d’un courage exceptionnel, je ne pouvais pas manquer cela ! Surtout que le personnage de Louise Desfontaine est directement inspiré de Lise Villameur, une résistante française ayant opéré pour les réseaux du SOE - services secrets créés par Churchill.

Le résultat a été à la hauteur de mes espérances : l’action et le suspense durent jusqu’au bout et l’interprétation des comédiens est parfaite, qu’il s’agisse de transmettre des émotions ou de se donner la réplique (Sophie Marceau, Julie Depardieu, Marie Gillain, Déborah François, Maya Sansa et Julien Boisselier).

Certaines scènes de torture sont vraiment dures à supporter (psychologiquement plus que physiquement), mais cela est sans doute dû au fait que je suis très sensible...

Ce film pose inévitablement la question de l’engagement. Si nous avions été à leur place, qu’aurions-nous fait ? Courage ou lâcheté, le choix ne me semble pas si évident...
 
 
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mardi, 11 mars 2008

Soyez sympas, rembobinez

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Michel Gondry n’est pas à court de concepts déjantés. Il nous embarque cette fois-ci dans la petite ville de Passaic, dans le New Jersey. Jerry (Jack Black) travaille dans un garage qui jouxte une centrale électrique. Obnubilé par ce "micro-onde" qui détraquerait son esprit, il décide de mener une action commando... qui se solde par une électrocution.

Lorsque le magnétique Jerry se rend dans le vidéo-club de son ami Mike (le rappeur Mos Def), il efface involontairement les cassettes... Les deux hommes font alors le pari fou de réaliser des remakes. SOS fantômes, Rocky, Rush Hour 2, Robocop ou encore 2001: l’Odysée de l’espace, rien ne les arrête. Le tout avec les moyens du bord : costumes en carton ou ferraille, pièces détachées de voitures, jouets d’enfants ou encore pizzas pour symboliser le sang. La mode prend tout le quartier et crée un lien fort entre les habitants.

Lorsque j’ai entendu parler du scénario, j’ai été moyennement emballée : tourner des remakes de grands classiques, c’est un peu tiré par les cheveux, non ? D’autant plus que je n’avais pas totalement accroché à l’univers délirant de Michel Gondry dans Eternal sunshine of the spotless mind et La Science des rêves.

Pourtant, le résultat est vraiment réussi et on rit pendant tout le film ! Une comédie chaleureuse, singulière mais accessible à tous. A voir sans hésiter !

PS : Le titre anglais du film, Be kind, Rewind, fait référence à la mention affichée dans les vidéo-clubs américains, qui demande aux usagers de rembobiner la cassette avant de la rapporter.



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jeudi, 06 mars 2008

Le Nouveau protocole

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Le bruit de la tronçonneuse couvre la sonnerie du portable. Raoul Kraft (Clovis Cornillac) finit par décrocher et apprend la terrible nouvelle : son fils vient de décéder dans un accident de voiture. Il quitte en trombe son exploitation forestière des Vosges pour authentifier le corps. C’est bien lui...

La gendarmerie conclut à un manque d’expérience qui l’a conduit dans le vide. Mais Diane (Marie-Josée Croze), une jeune femme venue de Paris, ne croit pas à la thèse de l’accident. En effet, le fils Kraft testait des médicaments pour un laboratoire pharmaceutique, dans le cadre d’un protocole expérimental.

Raoul décide de se rendre à Paris pour en savoir plus. Les événements semblent donner raison à la jeune altermondialiste. Cambriolages, poursuites ou encore agressions : ils doivent prendre la fuite. Sans pour autant délaisser leur enquête.

Le sujet du film de Thomas Vincent m’a intéressée. Il dénonce certaines pratiques de l’industrie pharmaceutique – et les conditions dans lesquelles sont menés certains essais cliniques – à travers le regard d’un néophyte. Deux visions s’opposent : celle des altermondialistes ("vous n’êtes pas un patient mais une pathologie en devenir") et celle des médecins et pharmaciens ("dans un monde où les certitudes sont si rares, ne plus croire dans les médicaments reviendrait à ne plus croire en rien"). Une trajectoire proche de celle du Constant Gardener de Fernando Meirelles, avec Ralph Fiennes et Rachel Weisz.

Mais dans la veine du thriller politique (ou plutôt économique), j’ai préféré The Constant Gardener. S’il existe bel et bien, le suspense du Nouveau Protocole n’est pas assez présent. Je n’ai pas été suffisamment entraînée dans l’histoire pour m’identifier totalement aux personnages. Un manque à mettre sur le compte de la médiocre prestation des acteurs, et plus particulièrement de Clovis Cornillac. Il aurait gagné à mieux exprimer les émotions de Raul Kraft et à étoffer son personnage.

Un film qui séduira davantage les amateurs d’informations que de frissons.



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mardi, 04 mars 2008

There will be blood

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Daniel creuse un puits. A coups de pelle et de pioche. Il s’éreinte mais persiste, même lorsqu’un barreau de l’échelle lâche et qu’il se casse une jambe. Son acharnement finit par payer : du pétrole suinte au fond du puits.

La progression est alors fulgurante : Daniel Plainview (Daniel Day-Lewis) embauche des ouvriers, construit d’autres puits et améliore les techniques de forage. Il reste sur le terrain auprès de ses hommes mais délaisse les travaux physiques. Son rôle ? Gérer son entreprise et prospecter dans le but de trouver de nouvelles concessions. Il aime à se qualifier de pétrolier (oil man). Et montrer son jeune fils, H.W., à la fois angélique et intelligent.

Jusqu’au jour où il entend parler d’un océan de pétrole à Little Boston, en Californie. Dans cette région où rien ne pousse, l’unique distraction des habitants s'avère être l’Eglise de la Troisième révélation animée par l’illuminé Eli Sunday (Paul Dano). L’or noir leur apportera richesse mais aussi conflits et accidents.

J’ai adoré ce film de Paul Thomas Anderson, tiré du roman Pétrole ! d’Upton Sinclair.

Les acteurs sont époustouflants : Daniel Day-Lewis, qui a reçu l’Oscar du meilleur acteur la semaine dernière, mais aussi Paul Dano, remarqué dans Little Miss Sunshine. Les paysages de l’ouest américain sont très beaux et la photographie impressionnante (dans l’esprit de No country for old men). Enfin, la bande-son est très prenante. Pas étonnant quand on sait qu’elle a été composée par Jonny Greenwood, le guitariste de Radiohead. Une fresque épique, passionnante et cruelle, à voir absolument !



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