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lundi, 02 février 2009

Walkyrie : un documentaire sur Stauffenberg aurait fait l'affaire

 

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Il est l’un des grands oubliés de l’histoire de la Seconde Guerre mondiale. Demandez à des étudiants français s’ils connaissent le colonel Claus Schenk Von Stauffenberg. Peu pourront le dire. Par contre, Joseph Goebbels, Heinrich Himmler ou Jean Moulin : voilà des noms que l’on a retenus. À croire que la résistance allemande au nazisme a été moins glorieuse que celle française, voire taboue.

Note :

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19023113_w434_h_q80.jpgWalkyrie, le dernier film de Bryan Singer (Usual Suspects, X-Men), a le mérite de mettre sous le feu des projecteurs un pan de l’histoire resté longtemps méconnu. La préparation et les conséquences de l’attentat contre Adolf Hitler du 20 juillet 1944 est très intéressante. C’est là la force du film. Même si l’on connaît le dénouement, on se laisse porter par les différentes étapes, et l’on ressent fortement l’impatience et la tension qui règnent entre les conspirateurs. Une angoisse portée par la mise en scène : plans serrés et courts, musique prenante, nombreux mouvements. On s’y croirait.

Sauf que Tom Cruise n’est pas vraiment convaincant. Sans doute que la position de traître de son personnage n’autorise que peu d’expressions – rester impassible en toute occasion afin de ne pas trahir le complot. Pourtant, pas grand-chose ne se passe au fond de ses yeux (ou alors, est-ce parce qu’il n'en a plus qu’un ?). Il m’a vraiment laissée de marbre et pour être tout à fait honnête, je n’ai presque ressenti à la fin du film. Les seconds rôles sont, eux, bien plus convaincants : Bill Nighy, Kenneth Branagh, Tom Wilkinson ou encore Terence Stamp.

19023125_w434_h_q80.jpgÀ la décharge de Tom Cruise, le scénario amène mal le personnage. On ne comprend que peu ses motivations et son histoire passée, qui l’ont conduit à être promu colonel et lancer l’opération Walkyrie. Ses origines, son opposition aux idées d’Hitler et à la Nuit de cristal et le fait que son oncle l’ait incité à s’engager dans la résistance dès 1939 : rien de tout cela n’est expliqué.

De sorte que l’on met du temps à accrocher au personnage et au film de manière générale. Il ne décolle vraiment qu’à partir de la première tentative d’assassinat, qui n'a pas été menée à son terme. Enfin, pour vraiment s’imprégner d’une atmosphère, quoi de mieux que des dialogues en version originale ? Alors, bien sûr, Bryan Singer est Américain. Mais entendre de l’allemand n’aurait pas été superflu. En conclusion, un bon film, qu’un bon documentaire aurait parfaitement remplacé.

 

En bonus, La Chevauchée des Walkyries, extrait de l'un des célèbres opéras de Richard Wagner, que l’on a très peu eu l’occasion d’entendre dans le film.

 

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