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mardi, 25 novembre 2008

Mesrine, l'ennemi public n°1 ne déçoit pas

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Comment Jacques Mesrine devint-il l’ennemi public n°1 ? C’est tout l’objet de la seconde partie du diptyque de Jean-François Richet consacré au célèbre gangster français. Entre 1973 et 1979, date de sa mort, il s’évada du tribunal en prenant le juge en otage, puis de la prison de la Santé de manière spectaculaire, prit en otage un milliardaire, assassina un journaliste, braqua des banques et fit la Une de tous les journaux. Mesrine avait le sens de la communication et de la mise en scène. Un humour décapant et un ego surdimensionné qui l’ont conduit à accorder plusieurs interviews aux médias lors de sa cavale, tel un pied de nez fait aux policiers.

Note :

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Ce second film est tout aussi prenant que le premier. Toujours cette mise en scène nerveuse et originale, ce scénario et cette reconstitution historique fidèles à la biographie de Mesrine mais pourtant finement déroulés et surtout, cette interprétation extraordinaire.

Une fois de plus, je suis restée scotchée par la prestation de Vincent Cassel. Quelle présence ! Tour à tour violent et tendre, sérieux et amusant (voire hilarant dans certains passages). L’acteur endosse parfaitement la transformation de Mesrine en un personnage médiatique, sachant faire rire les foules, faisant preuve d’un culot sans borne, accordant des interviews et soucieux de son image. Au point d’embarrasser certains de ses "collègues", qui se seraient passé de cette publicité. Les scènes de l’arrestation par le commissaire Broussard, de l’évasion du tribunal et de la prison de la Santé sont réellement impressionnantes !

En ce qui concerne les autres acteurs, j’ai toutefois préféré ceux du premier film : Gérard Depardieu et Gilles Lellouche. Ici, Samuel Le Bihan et surtout Gérard Lanvin avec son ridicule accent du sud, sont plus fades. Reste Ludivine Sagnier qui interprète très bien la poule superficielle mais éperdue amoureuse. Et Mathieu Amalric en malfrat beaucoup plus effrayant (et intelligent) que Mesrine lui-même.

Finalement, les deux volets sur Jacques Mesrine constituent un vrai tour de force dans l’histoire du cinéma français. Reste à savoir si le parti pris de réaliser deux opus était judicieux et surtout si la sortie du second, alors que le premier est toujours projeté dans les salles, tiendra la route d’un point de vue économique.


Commentaires

Tes articles sur les 2 volets de la vie de Mesrine me donnent envie d'aller le voir ! Cela dit, effectivement, d'accord avec toi quand tu dis "Reste à savoir si le parti pris de réaliser deux opus était judicieux". J'aimerais bien avoir l'avis de ceux qui étaient nés à cette époque-là !

Écrit par : marianne | mardi, 25 novembre 2008

Je suis un contemporain de Mesrine dit Le Nantais ou Le Normand avant que les medias s'emparent de sa fougue pour le propulser ennemi N°1 (le dernier je crois apres la lignée des voyous braqueurs de banques issus de la guerre et l'apres guerre )
Mesrine est uniquement un pur produit des medias qui l'ont encensé pour nourrir la une de leur journaux et masquer le reste de la vie politique francaise .
Ses differents acolytes etaient bien plus sauvages.
En faire deux opus est bien encore du pur marketing !!avec un film bling bling que je n'irai pas voir -Alors que le film "Le piege américain "qui relate l'implication d'un bandit cannadien ,la cia ext ...dans l'execution de JFK ne trouve pas de distributeur ni en france ni aux USA. Pourquoi ce paralelle ,parceque la façon d'aborder la vie des grands bandits (aux parcours qui se sont peut etre croisés dans la prison de Bordeaux MontrealCA) dénote d'un profond respect du spectateur d'un cote de l'atlantique et d'un irrespect flagrand de ce coté çi, ici on nous prend pour des consomateurs avec écrit pigeons sur le front ,en gros donc si on peut repasser à la caisse avec simplement le nom de Mesrine comme accroche et scenario l'economie cinematographique s'en portera que mieux tant pis pour le 7éme art .

Écrit par : gumbau | mercredi, 26 novembre 2008

Sur le site de l'Express, vous pouvez lire l'interview de l'ancien commissaire Robert Broussard, qui a pourchassé Mesrine à la fin de sa vie. Il n'a pas vraiment aimé le film...
http://www.lexpress.fr/actualite/societe/mesrine-la-colere-du-commissaire-broussard_711453.html

Écrit par : Audrey | mercredi, 26 novembre 2008

Tiens, je l'ai lu hier justement ! J'ai aussi regardé, sur le même site, les archives de l'INA (formes et contenus intéressants !).
L'avis (forcément) tranché de Robert Broussard me donne moins envie de voir le film... Tu en penses quoi ?

Écrit par : marianne | jeudi, 27 novembre 2008

Broussard est un fonctionnaire= il ne dit pas la verite que tout le monde connait à l'epoque =cela faisait pluisieurs mois qu'ils l'avaient logé et ils ont decidé administrativement de l'eliminer et un fonvctionnaire subalterne qui n'etait pas dans le camion l'a achevé d'une balle pour des raisons evidentes .on n'ira pas voir ce film -les films c'est pour reflechir ou pour se divertir pas pour se faire gonfler le cervelet par des balivernes.

Écrit par : gumbau | dimanche, 30 novembre 2008

> Marianne : Comme Gumbau, je n'attache pas tant de crédit à la parole d'un fonctionnaire de police. Certes, l'affaire a été tranchée par la cour de cassation, mais on ne pourra jamais savoir ce qui s'est réellement passé le jour de la mort de Mesrine (comme dans beaucoup d'affaires où le pouvoir est impliqué). Jean-François Richet a pris un parti, qui se base sur certaines thèses, mais son film reste une fiction. Il peut donc prendre quelques libertés (même si l'on ne sait pas s'il s'agit bien de "libertés").
Quant aux omissions dont parle le commissaire, là aussi j'estime qu'il est normal de ne pas pouvoir parler de tout, même en 4h de film. Or, le réalisateur a déjà montré certaines actions très pitoyables de Mesrine (l'enlèvement du milliardaire, l'assassinat du journaliste, etc). Donc il pouvait se permettre de ne pas parler de tout.
En conclusion, cet interview de Robert Broussard ne me fait pas changer d'avis : c'est un très bon film, très bien interprété.

Écrit par : Audrey | dimanche, 30 novembre 2008

Heureusement que les gouts ,les centres d'interet different, entre un vieux maçon de 63 ans reclus derriere son portable et une jeune fille journaliste en devenir qui se paye 5 toiles par jour !

Écrit par : gumbau | lundi, 01 décembre 2008

Les commentaires sont fermés.

 
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