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vendredi, 24 octobre 2008

Cliente, chronique d’un malaise sociétal

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Le trio est classique. La répartition des rôles beaucoup moins. Ici, le client est une cliente du nom de Judith (Nathalie Baye), la cinquantaine séduisante, bourgeoise dirigeant une émission de téléachat. La prostituée est un homme (Eric Caravaca), Marco pour son entourage, Patrick pour ses clientes, qui vend son corps par amour pour Fanny (Isabelle Carré), afin de financer son salon de coiffure et aider sa famille à survivre.

Note :

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18976508_w434_h_q80.jpgChoquant ? Pas du tout. Seulement le contrepoint de ce qui nous est donné à voir la plupart du temps. Pourtant, Josiane Balasko aura dû publier un roman éponyme et attendre son succès avant que le film ne voit le jour.

Des personnages attachants
Se gardant de tout jugement moral, la réalisatrice dessine des personnages fouillés et attachants. Chacun recherche une forme de bonheur différente, depuis les nuits sans lendemain à la relation à vie. Les dialogues fins et drôles, retranscrivent bien chaque situation. Quant à la mise en scène, elle tient la route même si elle aurait pu être plus inspirée.

Mais surtout, c’est l’interprétation des deux actrices, juste et tout en retenue, qui fait la différence. Nathalie Baye, sobre et digne ; Isabelle Carré, à la fois forte et vulnérable, car éperdue amoureuse. Eric Caravaca n’est pas mal non plus, même s’il s’avère un peu effacé. Les voix off traduisant les pensées de chacun n’enlèvent en rien au jeu des comédiens.

18976495_w434_h_q80.jpgUn portrait de la société
Au-delà du triangle amoureux, le film décrit surtout une société où la solitude est reine et où l’argent régit tout.

Judith craint ainsi de devenir une "vieille peau cynique protégée par ses certitudes et son carnet de chèques". Marco, lui, vend son corps pour vivre et survivre, et traite la famille de Fanny de "maquereaux". Surtout la mère qui, abandonnée par son mari, peine à joindre les deux bouts dans un petit appartement de banlieue parisienne et demande constamment de l’argent à Marco, sans gêne aucune. "J’estime avoir suffisamment contribué à la communauté", lui rétorquera-t-il, à juste titre. Un film qui donne donc un éclairage intéressant sur la prostitution.

 

 

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