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samedi, 21 juin 2008

"48 heures par jour" : Catherine Castel débute à l'écran avec la guerre des sexes

 
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48 heures par jour. Dès que j’ai vu ce titre, j’ai compris le thème du film. Les doubles journées des femmes, la répartition des tâches ménagères au sein du couple, la progression de carrière des uns au détriment des autres : ces sujets m’interpellent.
 
Note :
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Marianne (Aure Atika), promise à un brillant avenir professionnel dans une agence de pub, ne se voit pas confier des tâches à la hauteur de ses compétences. La raison ? Elle gère son foyer seule, entre les enfants, les courses et les lessives, afin de permettre à son mari Bruno (Antoine de Caunes) d’occuper un haut poste à responsabilités. Un jour, elle prétexte un départ de six mois à Tokyo pour inverser les rôles.

Ce premier film de la réalisatrice Catherine Castel se laisse regarder sans pour autant marquer. Tous les arguments sont présents pour expliquer la différente perception des hommes et des femmes quant à la répartition des tâches : "pourquoi devrais-je sacrifier ma carrière professionnelle, culpabiliser de ne pas assez travailler ou de ne pas assez voir mes enfants ?", demande l’une. "Dans un couple, il faut une seule tête sinon on n’arrive à rien", rétorque un autre. Ces répliques sont livrées par des acteurs touchants, surtout Antoine de Caunes et Victoria Abril. Cependant, l’histoire est prévisible, certains personnages caricaturaux (notamment le patron de Bruno), la fin plutôt niaise et la mise en scène plate.

Ainsi, dans ce genre de film, j’ai réellement préféré Notre univers impitoyable de Léa Fazer avec Alice Taglioni et Jocelyn Quivrin. Toutes les séquences de l’histoire étaient tournées deux fois, du point de vue de chacun des protagonistes. Une mise en scène plus dense, plus dynamique et surtout plus amusante.

Je ne dis pas que Catherine Castel aurait dû reproduire le film de Léa Fazer. Seulement faire preuve de davantage d’originalité étant donné la récurrence du thème choisi. Toutefois, de telles initiatives m'apparaissent toujours louables et il s’agit des premiers pas de la réalisatrice au cinéma.


La répartition des tâches ménagères en chiffres
 
Selon une étude réalisée par l'institut de sondage Ipsos réalisée en 2008, les hommes se mettent de plus en plus aux tâches ménagères. Toutefois, sur un échantillon de 569 hommes, ils sont encore 94 % à admettre que leurs conjointes lavent sans rechigner le linge, 94 % a déclarer qu'elles changent encore les draps du lit, 90 % à laver les sanitaires, 82 % à cuisiner et 81 % à faire la vaisselle. Sortir la poubelle serait plutôt du registre des hommes, si l'on en croit les 79 % de ceux qui affirment le faire sans sourciller. En revanche, les hommes n'ont pas la même perception de l'investissement : ils estiment souvent en faire assez, alors que les femmes pensent le contraire... D'après l'institut de sondage, cette nette différence de perception serait responsable d'une dispute sur deux chez les couples de moins de 35 ans.
 
 

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