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samedi, 07 juin 2008

Un conte de Noël : le film qui se la raconte

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Une réunion de famille à Roubaix, quelques jours avant les fêtes. Junon (Catherine Deneuve) est malade. Seule une greffe de la moelle osseuse peut la sauver. Qui de ses enfants et petits-enfants sera compatible avec elle ? Henri (Mathieu Amalric), le mauvais fils, alcoolique et colérique, qui déteste sa mère autant qu’elle le déteste ? Elisabeth (Anne Consigny), auteur de théâtre dépressive, qui se consume de haine pour son cadet, au point d’obtenir qu’il soit banni du cercle familial ? Yvan (Melvil Poupaud), au faible caractère, qui prend la vie du bon côté après avoir failli la perdre ? Ou bien les enfants et conjoints de ces protagonistes horripilants ?

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Ennuyeux, prétentieux et grotesque. Voilà ce que j'ai ressenti en visionnant le dernier film d’Arnaud Desplechin, réalisateur et scénariste (Comment je me suis disputé, Rois et Reine) considéré comme l’héritier de François Truffaut ou Alain Resnais. Rien n’est crédible. Ni l’histoire, ni les caractères des personnages, ni leurs réactions – comme lorsque Yvan reste impassible alors que sa femme se trouve au lit avec son cousin. Pendant 2h25, Junon et les autres se regardent le nombril : tout n’est que mesquineries, ego surdimensionnés ou rancunes déplacées.

L’interprétation est affligeante. Les acteurs récitent leur texte, de manière trop théâtrale, le regard parfois fixé sur la caméra. Catherine Deneuve semble sortir d’une opération des dents de sagesse tant elle articule avec difficulté. Anne Consigny adopte le même jeu que dans son précédent film, Le Grand Alibi : yeux larmoyants et moue timide. Même les enfants ne semblent pas naturels. Seul Mathieu Amalric rattrape l’ensemble, grandiose d’infamie. Finalement, la seule émotion ressentie s’avère être de l’exaspération. Mais peut-être est-ce le but du film ?

 

Commentaires

Aie aie aie que tu es mechante... Bon ok ce film n'est pas génial, mais certaines critiques ne me plaisen pas. Les personnage, je suis désolé, mais ils sont crédibles !!!! Je connais tes arguments et c'est vrai qu'on peut penser que autant de gens "bizarres" dans une même famille c'est un peu irréel... Mais justement le film insiste sur le background de la famille et sur le fait que c'est justement leur appartenance à cette famille au lourd passé qui les a rendu si "étranges".

Ensuite ben j'enleverrai le passage de la dritique ou tu dis que la femme de Yvan couche avec Simon, c'est du pur Spoil et c'est triste d'enlever aux gens qui vont aller voir ce film le peux d'intrigue qu'il comporte :-p

Voila tout ça pour dire que moi j'aurais au moins mis une étoile, radine va !

(Ah et mention spéciale pour Emmanuelle Devos, nous avons tous finit par tomber d'accord sur sa ressemblance frapant avec un bovin, pourquoi toujours la choisir dans des rôles de séductrice ???? Mystère ....)

Écrit par : Azy | lundi, 09 juin 2008

Merci pour ce commentaire éclairé Azy :-p

Écrit par : Audrey | lundi, 09 juin 2008

Bonjour.
Petite réctification : c'est Mathieu Amalric, et non pas Mathieu Almaric. Pourrais-tu peut-être expliquer en quoi ce film est prétentieux selon toi ? Je n'ai pas aimé non plus, mais pas pour les mêmes raisons il semblerait. Et estimes-tu que le naturel, le réalisme soit le but ultime d'un film, car c'est en grande partie ce que tu sembles reprocher au film, son manque de réalisme, ses situations peu "crédibles" ?

Écrit par : Pierre | mercredi, 17 septembre 2008

> Pierre : Merci pour la correction ! Pour le "prétentieux", c'est difficile à expliquer... C'est d'avoir l'impression que le film est réservé à une élite tant il ne contient aucune consistance si ce n'est un bavardage pédant sur des petites disputes quotidiennes. Les références aux grands calculs mathématiques (sur le tableau noir d'écolier), aux maladies et à la psychanalyse sont aussi prétentieuses : elles n'apportent rien au film et semblent seulement présentes pour montrer la "culture" de Desplechin.
Je ne pense pas que les films doivent tous être réalistes. Mais dans ce cas, les situations et les personnages me paraissaient outrancièrement exagérés.
Et toi, pourquoi n'as-tu pas aimé "Un conte de Noël" ?

Écrit par : Audrey | mercredi, 17 septembre 2008

Merci pour ces précisions. Mais pour moi, si un film ne "contient aucune consistance", je n'en déduis pas qu'il est reservé à une élite, au contraire. Tu dis que les références aux maths, aux maladies et à la psychanalyse sont prétentieuses et n'apportent rien au film, mais n'est-ce pas après tout le coeur même du film (la maladie surtout) ? Sinon, je comprends ce que tu veux dire pour le réalisme. Personnellement, la principale raison pour laquelle je n'ai pas aimé "Un conte de Noël" est la façon dont la famille, et les relations familliales et conjuguales y sont dépeintes. Je ne m'y reconnais pas du tout. De plus, je trouve tous les personnages antipathiques ou presque. En tout cas, merci beaucoup d'avoir pris le temps de me répondre.

Écrit par : Pierre | jeudi, 18 septembre 2008

Les commentaires sont fermés.

 
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