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mercredi, 16 avril 2008

Sans arme, ni haine, ni violence : secrets de tournage

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Appréhendé en 1977 pour le célèbre casse de Nice, Albert Spaggiari s'évade du bureau du juge d'instruction. Pendant des années de cavale en Amérique du Sud, il va rester insaisissable, échappant constamment à la police. Il multiplie les rencontres avec les journalistes et fait des photos en forme de pied de nez au public français. Vincent, reporter, réussit à l'approcher pendant quelques jours et découvre un être différent...


Dans ce film, Jean-Paul Rouve se trouve à la fois devant et derrière la caméra. En guise de préparation, il s'est lancé dans un méticuleux travail de documentation, consultant de nombreuses archives, rencontant des journalistes qui avaient interviewé Spaggiari et des gens qui l'avaient connu. Il confie : "On a essayé de rencontrer sa dernière compagne, Julia, mais elle ne veut pas parler, ni se montrer. C'est une histoire d'amour incroyablement belle. Elle était d'une riche famille, elle a tout quitté par amour pour le suivre en cavale. Elle l'a toujours protégé."

Vincent Goumard, le journaliste incarné par Gilles Lellouche, n'est que pure fiction. Jean-Paul Rouve explique comment lui est venue l'idée de ce personnage : "C'est en réfléchissant aux raisons qui me poussaient à vouloir jouer Spaggiari que ce personnage est né. Et on a inventé un type qui a une vie ordinaire, presque banale, en tout cas bien ordonnée, qui traque Spaggiari et, une fois qu'il l'a approché, se laisse peu à peu séduire par lui, pas tant par ce qu'il a fait que par ce qu'il est..."
 
Les exploits de Spaggiari à Nice en 1976 inspirèrent José Giovanni qui lui consacra un film en 1979, Les Egouts du paradis, avec Francis Huster dans le rôle principal.
 
 
Le Français Albert Spaggiari (1933-1989) est un ancien soldat de la guerre d'Indochine, partisan de l'OAS, écrivain et photographe.

L'idée de s'attaquer à la Société générale de Nice lui vint après avoir entendu parler de la proximité de la chambre-forte avec les égoûts de la ville. Aussi, il décida de creuser un tunnel qui viendrait aboutir en dessous de la chambre-forte. Pour cela, il alla louer un coffre à la Société Générale dans lequel il plaça un réveil, réglé pour sonner la nuit. Le but d'une telle manœuvre était de s'assurer de l'absence de systèmes de détection sismique ou acoustique et de guider son travail.

Spaggiari contacta des gangsters professionnels de Marseille. Bien que cela n'ait jamais pu être prouvé, il reçut probablement l'aide de Gaëtano Zampa pour bâtir son équipe à laquelle allaient s'ajouter des anciens amis de l'OAS. Pendant trois mois, une quinzaine d’hommes creusent un tunnel de 8 mètres de long. Spaggiari avait pris de grandes précautions pendant ces travaux. Ses hommes travaillaient sans relâche, mais il leur interdisait la consommation de café ou d'alcool et leur imposait des pauses de 10 heures entre chaque relève, pour éviter de compromettre la mission.

Au cours du week-end du 17 juillet au 19 juillet 1976, 337 coffres furent ouverts : 50 millions de francs de l’époque. Le 20 juillet, avant de partir Spaggiari laissa un message sur le mur du coffre : "Ni haine, Ni violence et Sans arme".
 
 
 
 

Commentaires

Et merci à Allociné pour ce brillant post... C'est pas beau de pas indiquer ses sources: http://www.allocine.fr/film/anecdote_gen_cfilm=120170.html

Écrit par : tonymontana | jeudi, 17 avril 2008

Vous avez tout à fait raison : je précise d'habitude la source de mes articles mais sur ce post j'avais oublié...

Écrit par : Audrey | dimanche, 20 avril 2008

Les commentaires sont fermés.

 
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